L’endométriose et sa symptomatologie clinique

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Si la maladie est encore méconnue et complexe dans ses processus d’apparition, l’endométriose, maladie gynécologique touchant les femmes en âge biologique de devenir enceinte, il existe bien une symptomatologie associée à la maladie. Très souvent douloureux, survenant de manière cyclique, dès l’arriver des règles, les symptômes varient d’une patiente à une autre. Leur gravité dépend de l’intensité et de la fréquence des douleurs, mais aussi du nombre et de la localisation des lésions.
L’association Espoire du Professeur Dousset informe les patients sur l’état de la recherche pour dépister et traiter l’endométriose.

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Professeur Dousset lors de la journée Espoire consacrée à l’endométriose digestive

Les symptômes évocateurs d’une endométriose

Il existe un certain nombre de symptômes permettant de déceler la survenue d’une endométriose chez une patiente. Voici les 5 plus importantes douleurs évocatrices de la maladie.
• Apparition de fortes douleurs lors des règles, autrement dit la dysménorrhée ou des douleurs vives et intenses localisées essentiellement au niveau du bas-ventre et dans le bas du dos et tombant jusqu’à la racine des cuisses
• Les douleurs peuvent aussi être ressenties de manière fréquente et forte pendant et après les rapports sexuels. Cette symptomatologie s’appelle la dyspareunie
• Aussi, les douleurs arrivent lorsque lors des selles, témoignant ainsi de lésions plus ou moins nombreuses, localisées au niveau du rectum et de la cloison recto vaginale plus précisément. Ces symptômes se nomment aussi dyschésie
• Il existe également des troubles du transit cataméniaux ou plus communément appelés diarrhées durant les règles
• Au moment de la miction (action d’uriner) des douleurs peuvent apparaître révélant une atteinte plus ou moins sévère de la vessie par des lésions plus ou moins profonde. Lorsque les douleurs deviennent chroniques et sont ressenties dans le bas de l’abdomen (vessie, rectum, organe génital), l’endométriose est dite pelvienne profonde

Des lésions plus ou moins graves

Ce qui importe aussi dans le diagnostique de la maladie et son évolution, c’est également de bien déterminer la nature des lésions en plus de leur nombre et localisation. Il existe une corrélation forte entre le degré de sévérité des lésions et de la gravité des complications engendrées, comme l’infertilité pour les femmes réglées et touchées par l’endométriose.

Aujourd’hui, les examens cliniques des lésions (par IRM, cœlioscopie, échographie) ont permis de dresser des formes de développement de tissus spécifique et bien identifiable :
• Les lésions légères ou superficielles qui se présentent sous forme de petits implants ou fragments de tissu endométrial
• Les lésions profondes dites aussi profondes endométriosiques se développant sous le péritoine
• Les adhérences endométriosiques entraînant des accolements d’organes comme c’est le cas par exemple des ovaires à l’utérus
• Les kystes se développant au niveau des ovaires
• Les nodules pour désigner les lésions touchant en profondeur les organes

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